Points de vue

En 2011, réinventons le catalogue !

L’équipe des rédacteurs de Faites des catalogues s’est déjà agrandie… Elle vous souhaite à toutes et à tous une grande année 2011 !

En 1856, Aristide BOUCICAUT avait créé le Bon marché et inventé la grande distribution mais aussi dans la foulée, le premier catalogue de vente par correspondance. Le nouveau client peut désormais flâner au gré des rayons du magasin ou des pages du catalogue, découvrir de nouveaux produits ; comme diraient nos cousins Québécois, le magazinage était né. Le magasin, comme le catalogue étaient désormais conçus non plus pour répondre simplement à une demande mais bien pour la créer. Très vite, le client devenu consommateur, a pu grâce aux multiples catalogues, choisir parmi différents fournisseurs sans bouger de chez lui, et donc comparer. Les catalogues devenaient alors le moyen le plus aisé pour débusquer la bonne affaire… et il ne fallut pas longtemps pour que les distributeurs et fabricants comprennent qu’ils détenaient désormais un moyen formidable pour pousser de la promo.

Depuis, la promo emprunte tous les chemins nouveaux pour parvenir jusqu’à nous : le dépôt en boîte aux lettres, le démarchage à domicile, l’affichage dans la rue ou en magasin, le cinéma, la radio, le téléphone, la télévision, l’Internet, le téléphone mobile. Et forcément, la présentation de l’offre s’adapte à chaque fois à ces nouveaux supports.

Le catalogue et les mécaniques promotionnelles n’ont fait que s’améliorer dans l’art de vous faire aimer l’idée de faire des économies. Il suffit de se rendre compte avec toute l’honnêteté qu’il se doit que lorsque nous faisons le tri des papiers non adressés qui encombrent notre boîte aux lettres, ce sont bien les prospectus que nous rechignons le plus à jeter.

Notre monde bouge sans cesse et toujours plus vite… le mouvement de globalisation s’accélère… La tendance est au vert. Mais n’est-ce pas déjà dépassé ? Après le « sauvons la planète » l’idée qui devrait dominer cette année 2011 est « sauvons l’humain »… En effet, au bout de l’analyse des maux de la planète, tombe l’évidence redécouverte : nous sommes tous responsables et donc tout est affaire de choix : de faire ou de laisser faire ou de faire autrement… La globalisation ne serait alors pas une destination mais une redécouverte de l’homme du XXIe siècle : nous ne sommes pas seuls et chacune de nos actions à une répercussion sur les autres individus et donc sur nous même…

Pris par cette conscience, nous voulons changer nos comportements d’achat. Et là, les (parfois fausses) bonnes idées fleurissent. Parfois elles cachent leurs vraies intentions mais est-ce finalement grave si nous faisons la démonstration que le bénéfice officiel est bien réel ? La tendance est à la réduction des coûts et ça tombe bien parce que la tendance est aussi au green… du coup, faisons des économies vertes ! Je ne rentrerai pas ici dans le débat sur la dématérialisation des catalogues (qui fera l’objet d’un prochain post). Mais j’exposerais simplement ceci : le catalogue a deux vertus propres : il permet de mettre en scène une offre complète et de comparer facilement.
Faut-il qu’il soit porté par du papier pour garder ces qualités ? Là est véritablement la question. Plus encore que sa forme, c’est sans doute plus son contenu qui est destiné à évoluer pour répondre à nos nouvelles attentes de consommateur citoyen.

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